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Société de l'électricité, de l'électronique et des technologies de l'information et de la communication
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La stratégie française pour l’énergie et le climat retient un objectif très ambitieux de neutralité carbone à horizon 2050. 
L’atteinte d’un tel objectif suppose un effort considérable d’efficacité énergétique, dans les bâtiments notamment, et un appel quasi-exclusif aux énergies décarbonées en 2050.
Dans cette optique l’électricité est appelée à jouer un rôle très important et sa part dans le bilan des consommations finales d’énergie devrait doubler entre 2017 et 2050, passant de 26 % à 53 %. Les documents officiels de programmation raisonnent en énergie, c’est-à-dire en kWh. Cependant la question se pose de savoir si la politique d’électrification croissante des usages ne serait pas de nature à entraîner une augmentation excessive de la puissance appelée sur les réseaux en période de pointe électrique. L’article présente les résultats d’une étude effectuée dans le cadre de l’association Equilibre des Energies, d’où il ressort que cet appel de puissance devrait, si toutes les hypothèses 
de la stratégie énergie-climat sont satisfaites, être stabilisé au niveau actuel d’environ 95 GW. Le parc de production prévisionnel, selon les hypothèses et la méthodologie de RTE, est normalement capable d’assurer le passage des périodes de pointe de consommation jusqu’en 2030. 
Cependant des risques de déviation importante existent qui pourraient conduire, en hypothèse pessimiste, à un supplément de puissance appelée de plus de 20 GW en 2050.
L’évolution du parc de production, telle qu’elle est au-jourd’hui prévue, conduit de son côté à une perspective de diminution des quantités certifiées qui pourrait atteindre 7 GW en 2035. Les éléments ne sont pas réunis pour faire des prévisions au-delà mais il apparaît que la robustesse du réseau électrique dépendra essentiellement de la possibilité de renforcer à la hauteur voulue le parc de production d’origine renouvelable.
Dans ces conditions, l’étude conclut à l’opportunité de développer massivement, dès à présent, toutes les flexibilités qu’offre l’association du numérique et de l’électrique, tout particulièrement dans les domaines de la gestion active de l’énergie, dans les bâtiments notamment, et du pilotage intelligent de la recharge des véhicules électriques, y compris 
en mode bidirectionnel (V2G).

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